vendredi 6 février 2009
Perdu dans ma chambre.
Perdu dans ma chambre, sans savoir quoi faire, je passe le temps, perdu
dans ma chambre, au milieu d'un tas de disques éparpillés.
J'allume
la télévision, je me mets à fumer, je bois une bière pour mon goûter,
et je vais me saoûler de tant boire, je n'arrête pas de parler à ce mur.
Perdu
dans ma chambre, je cherche dans le tirroir, un cachet, qui pourrait me
détendre, qui pourrait m'enlever un peu de mon angoisse.
Je
ne sais pas quel livre regarder, quelle revue à voir, c'est fini pour
la télé, qu'est-ce que je pourrais faire, mon esprit commence à vibrer,
à force de trop penser, qu'il n'y a rien de clair, dans ma solitude.
Perdu dans ma chambre, avec tout retourné, les heures passent, sans savoir quoi faire.
samedi 5 juillet 2008
L'Intello
Habitat
Bureaux et autres lieux de freaks Intelligence
Beaucoup Phrase favorite
Demain, je mets des lentilles Dangereux ?
Hahaha, ils aimeraient bien Obsession
Les lunettes cul de bouteille Notes
Ne les embêtez pas, ils sont en train d'étudier, les pauvres..
L'INTELLO
Se dit de toute personne personne alternative qui marche dans la rue avec trois journaux sous le bras, avec son supplément culturel ou un magazine de critique littéraire. Il regarde le cinéma étranger TOUJOURS en version originale et est un fan inconditionnel de Jean-Luc Godard. Ils sont généralement d'accord sur le fait que Blade Runner est le meilleur film de l'histoire du cinéma. Ses références musicales : Björk, Vincent Delerm, Bob Dylan, Depeche Mode, Radiohead The Dandy Wahrols, et des compositeurs de BO ou « soundtrack » (enfin, des musiques de films quoi), surtout Philip Glass. Ils aiment bien aussi Belle & Sebastian, Cat Stevens, Janis Jopplin, Rose et Nacho Vegas.
Les intellos sont considérés comme une version améliorée des très connus sous le nom de Bobos puisque les capacités intellectuelles de ces derniers ne sont pas suffisantes pour lire un livre de 200 pages ni pour avaler les suppléments culturels du week end (enfin, ils ne savent même pas qu'ils existent). Les Bobos généralement pallient leurs carences intellectuelles en s'achetant des compléments technologiques de dernière génération comme les produits de la pomme.
Le passé de l'intello.
Pour comprendre le pourquoi de sa condition, de son besoin d'isolement et d'autres étrangetés, il est important de connaître son passé. L'enfance, l'adolescence, les années de fac, ... Peut-être le profil de l'enfant futur intello est celui d'un enfant solitaire, incompris, qui n'aime pas jouer au football, mais qui parfois y joue quand même parce que comme on le sait bien la cour de récréation pourrait être décrite comme la société des lois non écrites, n'importe quel comportement d'autonomie peut être crucial et le cataloguer pour le reste de sa vie. Avoir des bonnes notes le rend mal à l'aise (paradoxalement c'est ce qui inspire le respect de ses autres camarades qui pour lui ne sont que des bavards).
Son enfance est passée entre les livres et les BD. Le cinéma commence à le passionner dès l'adolescence, il occupe aussi ses samedis après-midi à jouer des parties d'apothéose de jeux de rôles avec le reste des geeks de sa classe (d'autres
incompris). Les lunettes rectangulaires n'avaient pas encore été inventées et les énormes rondes ne lui ont jamais bien allé. Il en est de même avec les cheveux, il n'a jamais trouvé cette coupe qui lui va si bien avant d'avoir bien atteint les dernières années de fac. Quand il commence déjà à s'habiller mieux, des fringues plus classes genre H&M, plutôt bon marché et sympa, c'est à ce moment là qu'il commence à s'intéresser aux filles et aux livres de philosophie qu'il utilise comme hameçon. Il sympathisera avec un professeur (un genre de maître) qui marquera sa vie avec qui partagera de longues discutions à la cafétéria de la fac pendant que ses autres camarades jouent aux cartes sur d'autres tables. Tout ceci finira par marquer et définir cette personnalité si caractéristique.
La journée idéale de l'intello.
Il se lève le matin, descend au kiosque acheter Libération et va à sa cafétéria habituelle. Pendant qu'on lui sert un café allongé et un croissant, il saute directement à la page des spectacles et pense « Rhan, il n'y a aucun ciné décent dans cette ville... » (dans le cas de l'intello provincial frustré). Il va à la FNAC et passe sa matinée entre les disques, les films et les livres. Moyenne de 50 minutes par section. Il appelle son ami et se donnent rendez-vous pour manger dans le vieux chinois du Quartier Latin du genre Blade Runner et ne laissent échapper aucun ravioli avec leurs baguettes. Ils discutent jusqu'à ce qu'on les mette dehors. Ils décident de se prendre un café dans le coin. Ils savent apprécier l'art contemporain au vu de ce qu'ils font pour voir des expos et lire des milliers de dépliants qui informent des prochains vernissages
(il les ont la plupart du temps dans leur sac, sur une table à la maison, sur la porte du frigo, etc.)
Sujets de conversation : la piraterie, le dernier épisode de Six feet under ; de la date de sortie nationale du dernier film de Lars von Trier, des prochains concerts... Ils sont déjà devant la porte de la filmothèque. Ils se disent au revoir (l'intello va toujours seul à la filmothèque) et s'y rerencontrent dans la queue du guichet. Ils s'ignorent. En sortant, ils vont s'acheter une bouteille de vin et vont au repas-soirée de l'amie d'un ami. Il passe deux heures à refaire toute la filmographie de David Lynch avec un type et quand il est prêt à passer à l'action, elle part avec un Bobo. Horreur ! L'intello va se consoler avec le ça m'intéresse qu'elle lui a conseillé.
Différences fondamentales : en quoi peut-on confondre l'intello et le bobo :
Ils ont les deux un lecteur mp3 :
Le Bobo : il en a acheté un, dernière génération, à la FNAC
L'intello : il l'a gagné avec les point de Libé, en versant une somme symbolique.
Ils vivent les deux à Paris ou Lyon tôt ou tard :
Le Bobo : Il y est allé pour faire un master de Documentation créative à Polytech ou un autre truc de design graphique très cher.
L'intello : Il y est allé pour se débrouiller. Le job poubelle qui lui apporterait le plus serait d'être l'un de ces bonhommes en gilet vert à rayures jaunes qui pullulent dans les rayons de la FNAC. Il aura l'impression d'avoir un rôle en conseillant les clients sur la musique et le ciné et en étant connu ainsi dans le coin comme l'intello de la FNAC.
Les deux vont à des festivals de musique :
Le Bobo : Il forcera sur la drogue et draguera à tort et à travers
L'intello : Il se boit une bière et commente avec la fille d'à côté les fois où ils ont vu des concerts du groupe.
Face aux nouvelles technologies :
Le bobo : il est équipé et maîtrise avec aisance les environnements de Mac et de Windows. Il n'y a aucun élément de dernière génération digitale qui ne lui résiste. Il édite toujours avec Photoshop toutes ses photos.
L'intello : Plus habitué au monde analogique, il continue d'être un amateur des techniques de la vie de tous les jours. Développer des photos en noir et blanc est pour lui le summum de la photographie.
Les deux écoutent France Inter :
Le Bobo : il écoute "La tête au carré", "Transeuropéenne", enfin, certains trucs d'actu, de sciences et de techonologie.
L'intello
: il ne rate aucun "Panique au Mangin Palace", "2000 ans d'histoire", "7/10", et connait les fréquences de France Inter dans plusieurs villes.
Apparences
Un intello n'a pas toujours de raisons de porter des lunettes, mais s'il en porte, elles seront rectangulaires avec une monture noire ou rouge. Cheveux dépeignés, pull col roulé, des pin's un peu partout de différentes tailles et motifs, un sac en bandoulière où il traîne son livre de chevet et les dépliants divers, toujours à la main.
Il a clairement deux options de style ou d'imaginaire
Le londonien (trendy) : jean foncé avec sa ceinture, veste américaine en velours côtelé
ou non, chemise à rayures.
Le parisien (oh la la) : pantalon en velours côtelé, veste à revers remonté, chemise et chapeau à large bord, du genre Jim Jarmusch.
Goûts
Aller à la FNAC
Fumer et rouler des cigarettes
Aller au festival de courts-métrages de sa ville
Retourner à la FNAC
Réciter des films
Lire un pavé de 500 pages minimum. Jamais un best seller (du genre Da Vinci Code)
Passer par la FNAC
Aller au Starbucks.
Écrire en gris sur MSN.
Jeter un œil aux nouveautés de la FNAC
Aller partout en vélo
Se toucher le menton
Écouter son mp3 
Aller prendre un café seul
Écrire des trucs dans son petit agenda qu'il ne montrera jamais à personne.
Films
Parmi les films obligatoires dans le canon officiel préférés de ces gens (?), nous trouvons :
π (Pi)
Requiem for a dream (il perd son statut de film culte car les bobos en aiment les effets spéciaux)
Blade Runner (Ca, c'est du film culte, ils l'appellent bijou. "J'ai vu des choses que vous ne croiriez pas... attaquer des vaisseaux en flammes au delà d'Orion. J'ai vu des rayons C briller dans l'obscurité près de la porte Tannhäuser. Tous ces moment se perdront dans le temps comme des larmes sous la pluie. C'est l'heure de mourir." Ils le connaissent tous par coeur.)
Memento
Orange Mécanique
Vol au dessus d'un nid de coucou
Guerre et Paix. Version soviétique de 1968. (le fait d'être soviétique rend ce film bon à leurs yeux)
Le Cuirassé Potemkine
Le Cercle des Poètes Disparus
Harry dans tous ses états.
Etudes
Travail social
Beaux arts
Architecture
Art dramatique
Philosophie
Psychologie
Linguistique et littérature
Anglais
Communication audiovisuelle (pour supplanter la critique de ciné)
Histoire de l'art (pareil)
Aliés
Wikipédia
D'autres fumeurs
Quelques freaks
Le prof de fac
D'ex-guitaristes
Des directeurs
de musées
Ennemis :
Le BCBG
Les jackys
Les péteux
Les fashions
Ceux qui parlent, mangent et arrivent en retard au ciné
Les familles qui vont dans les grandes surfaces.
Intellos célèbres :
Noam Chomsky, le rouge, sans doute le plus connu
Björk
Vincent Delerm
L'intello de Scooby Doo
Lars Von Trier
Sofia Coppola
John Lennon et Yoko Ono
Jarvis Cocker
Michel Onfray
Brett Anderson
Audrey Hepburn
Cary Grant
L'anti-intello
Il existe l'évolution ultime de l'intello appelée Anti-intello, juste avant de commencer de mettre des lentilles ou de se faire opérer de la vue et d'avoir une copine avec un QI inférieur à 100.
Cette évolution de l'intello est due au fait qu'il s'est fatigué, principalement, de ne coucher avec personne, et ensuite, et du fait que ses amis n'aient pas de temps pour ses excentricités. L'intello-antiintello qualifie tout ce qu'il aime, car n'a pas de dignité, comme Tipique Intello. Par exemple, le dernier Ipode, BD underground américaine, café du Starbucks ou tableau de Roy Lichtenstein. Il cessera d'avoir des conversations de geeks, il deviendra employé de bureau et ira à des sorties de films commerciaux avec son/sa Jules.
Ce stade ultime est, sans aucun doute, la mort de l'intello.
mardi 14 août 2007
Quand l'esprit s'évade
C'est fou ce qu'il peut se passer dans une nuit... Il est passé minuit, et je suis encore devant mon ordinateur, contemplant ma solitude, alors qu'il y a longtemps que j'aurais pu m'évader dans mon pays imaginaire, aller rejoindre ceux qui y sont déjà.
Mais non.
Je suis encore là, avec Lennon Legend dans les oreilles.
Quelque chose m'empêche de partir. C'est drôle de penser cela, quand on a l'impression d'être coincé quelque part, n'attendant qu'une échappatoire.
J'ai l'impression de ne pas être moi-même... ou plutôt de ne pas être complet. Il me manque quelque chose. J'ai envie d'être amoureux. J'ai envie d'être furieusement romantique, et que l'on soit tendre avec moi, sachant m'apprécier tel que je suis, et non pas tel qu'on voudrait que je sois.
J'ai envie d'écrire des poèmes d'amour ; de dessiner des coeurs ; de rêvasser pendant des heures, l'être aimé à l'esprit, mais je n'ai personne à qui penser ; j'ai envie aussi de m'imaginer en train de réfléchir à la couleur de l'étiquette commune d'un interphone ; de penser à mon ***futur appartement***, qui sera blanc avec des éléments colorés, avec une pièce qui sera mon bureau et une immense bibliothèque, avec une salle de méditation ou j'entreposerai ce que j'ai d'Indochine ; de caresser une chevelure brune ; envie de rire ; d'être entouré ; de fumer un cigarillo dans un fauteuil, un verre de Moscatel à la main, laissant la Terre tourner.. J'ai envie
Mais je suis seul, dans une chambre à qui j'essaie de ressembler, seul à longueur de jour, dans une campagne hostile, qui ne veut pas me ressembler.
Je me pose des q.u.e.s.t.i.o.n.s. Et j'angoisse. Inexpliqué. J'angoisse sur ce que je pense, ce que je suis, sur ce que j'aurais pu être. Aurais-je été mieux si je n'avais pas fait telle ou telle bêtise, telle ou telle gaffe. M'aiment-ils encore...?
Et pourquoi est-ce que je cherche à justifier-mon-existence en croyant être capable "d'aider les autres", en arborant orgueilleusement une fausse maturité ; maturité que je n'ai pas, à cause d'une solitude pesante.
C'est dur de se sentir en rupture avec l'environnement dans lequel on vit, dans lequel on est né.
Et je repense au Sartre, au Stendhal, à l'Onfray, au Baudelaire, au professeur, à l'espagnol, que je voudrais être... car pouvant TOUT devenir, je ne sais pas QUOI devenir, et j'ai peur...
Moi qui prétends appuyer les autres.... est-ce que quelqu'un, ami ou amoureux, peut venir..? Venir se blottir contre moi, et me conter la beauté du monde, et me promettant de me le faire voir comme je n'ai jamais voulu le voir.
oOOoooOoO
lundi 25 juin 2007
C'est un homme qui rentre dans un café, et...
"C'est un mec qui rentre dans un café, et plouf."
C'est un mec qui rentre dans un café et qui commande un thé.
C'est un mec qui rentre dans un café en poudre.
C'est un café qui rentre dans un mec.
C'est un mec qui rentre dans un thé et qui commande un café.
C'est un mec.
C'est un café qui se fait rentrer dedans par un mec, et plouf.
C'est un café qui rentre dans un café, et ça fait deux cafés bien serrés.
C'est un mec qui sort d'un café, et fuolp.
C'est un mec qui boit un café.
C'est un café qui rentre chez un mec par effraction, et les flics l'attrapent (c'est encore un café serré).
C'est un mec qui rentre dans un café, mais super-super vite, alors ça fait plouf, et c'est un expresso.
C'est un mec qui rentre dans un thé. Et plouf.
C'est Carlos qui rentre dans un café. Big bisoux.
C.E.
samedi 12 mai 2007
De amorem
Je vais tenter ici de montrer que ceux qui croient aimer toute leur vie sont dans l'illusion.
L'Amour ne peut pas durer, car l'Amour est, comme toute relation humaine, conflit.
Je pense que que l'on ne peut pas aimer plus d'un certain temps, une
certaine période. Pour faciliter la démonstration et la rendre plus
simple, nous allons dire trois ans, en passant sur l'arbitraire de ce
chiffre, mais qui est cependant justifiable, ce que nous allons tenter
de faire.
Le Philosophe aime la sagesse (φίλειν = aimer et σοφία = la sagesse) parce que justement il
n'est pas sage. C'est cet amour de la saggesse qui la rend intouchable.
En l'aimant, en la voulant, il se condamne à ne jamais la saisir, car
on aime toujours ce que l'on n'a pas. On veut ce que l'on n'a pas, et
l'on ne veut pas ce que l'on a. Je parrais sûrement redondant, mais on
aime ce qui nous manque. Il suffit d'observer un enfant qui désire un
nouveau jeu. Il va l'admirer dans toutes les publicités, il sera l'objet
de sa pensée ; jusqu'au jour où il l'obtiendra. Il jouera pendant
quelques jours avec, par goût pour le nouveau, et finira par
l'abandonner car il ne l'intéressera plus.
On aime ce qui nous manque. Et comme le disait Pascal "Nous ne vivons pas, nous espérons de vivre et espérant être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais".
Le désir ne supporte pas l'étreinte : l'amour s'estompe dans la possession, et il est déçu quand il est satisfait.
Quand j'aime quelqu'un, je voudrais qu'il devienne à moi, je
voudrais l'assimiler, qu'il soit à moi, qu'il soit en moi, qu'il soit
mien ou même mieux, qu'il soit MOI. Car que cherche-t-on dans l'autre en amour ? C'est soi-même. Et puis en considérant l'autre ainsi, il n'est plus sujet pour moi, mais il devient objet.
Objet de ma pensée, objet de mon désir. En faisant cela, je l'empêche
d'être sujet et donc je lui enlève sa capacité de penser le monde, de
le juger, de le choisir, de réfléchir, de se voir, en gors : sa liberté.
Alors qu'un objet ne pense pas le monde et ne se pense pas lui-même.
C'est presque réduie l'autre à la condition d'un abat-jour.
Or, on finit vite par se rendre compte que ce n'est pas possible,
que c'est un être à part entière, qu'il n'accepte pas d'être néantisé,
d'être aliéné, d'être réduit à être seulement le complément de mon
désir (JE t'AIME). L'autre a aussi des envies, des volontés, une liberté. Et cela, on arrive pas à l'accepter.
Sartre pensait que l'on tombe amoureux des gens qui ont une vision
négative de nous car l'amour est un moyen de contrôler l'image que
l'autre a de moi. Je m'intéresse plus spécialement à ceux qui me
méprisent. Mon but est d'inverser ce qu'ils pensent de moi. Quand ça
réussit, ils ne m'intéressent plus.
Encore une fois, donc, on a pu le voir, en amour, il y a conflit à cause de l'insociable sociabilité de l'Homme (comme le pensait Kant). Je ne peux pas vivre avec les autres, mais je ne peux me passer d'eux.
Et les couples durables, alors ? me diriez-vous. C'est vrai qu'il
est admirable de voir nos parents et grands-parents vivre ensemble
depuis 20 40 60 ans ou même plus ! Bravo à eux ! Mais je pense qu'au
bout d'une certaine période, l'amour se transforme en attachement. Le
fait de vivre avec l'autre s'ancre dans nos habitudes. Et le perdre
nous fait mal et nous rend triste car on a perdu cet attachement et nos
habitudes.
Il y a une autre raison aussi. Certains pensent que si l'amour
véritable ne dura pas, c'est parce qu'on a peut-être des "pulsions"
animales. En effet, chez les bébés animaux, une fois qu'il n'ont plus
besoin de leurs parents et de surcroît de leur mère pour survivre, ils
s'en vont. Chez les humains, ça serait pareil. Quand le bébé arrive à
un âge où il peut survivre seul, l'amour s'en va car le couple n'a plus
à rester uni pour garantir la survie de leur enfant.
C'est pour cela même que l'on ne peut aimer toute sa vie. Et puis, finalement, qu'est-ce que ça veut dire "aimer" ?
On utilise "amour", "aimer" comme un raccourcis langagier. J'explique.
Ce mot est la "somme" de tout ce que l'on peut ressentir pour une
personne et qui prendrait trop de temps à expliquer avec des mots car
trop nombreuses, et même parfois, on n'arrive pas à trouver les mots ! Donc en définitive, est-ce l'Amour existe ? Non. Mais des amours, problablement.
On peut regarder le fait de dire "je t'aime" sous deux aspects.
Soit du côté péjoratif en disant que dire je t'aime, c'est choisir la
facilité ; ou alors du côté plus mélioratif (et romantique à souhaits)
en disant que l'on choisit le mot le plus fort et qui signifie de plus
de choses pour déclarer sa flamme à l'élu(e) de son coeur..
Cette pensée qui est au fond de nous, qui est vôtre, qui est cet
amour pour elle ou lui, c'est quelque chose que vous exprimez avec des
mots on ne peut plus banaux, on ne peut plus communs : je t'aime. Ces
mots, usés d'avoir trop de fois été prononcés. En les disant, vous
alienez notre pensée car le meilleur de la pensée est l'inexprimable.
Ce sentiment qui vous était propre, unique, singulier ("je t'aime comme
je n'ai jamais aimé") vous le gâhcez en l'exprimant avec des mots
communs : aimer. Vous dites je t'aime comme vous dites que vous aimez le
camembert. Echange femme contre camembert, insupportable non ? N'est-ce pas
le comble du machisme ?
Comme le pensait Jean-Paul Sartre, c'est vrai qu'il pensait beaucoup cet homme (et comme le disait si bien Françoise Sagan "On est trop à penser peu et peu à penser trop" !), l'amour finalement se "balade" entre deux extrêmes. En effet, d'un côté, je considère l'autre comme un objet, et donc je suis sujet, c'est du sadisme ; et d'un autre côté, je demande aussi à l'autre de m'aimer en retour, donc que je sois son objet et lui devient alors sujet, c'est donc du masochisme. Et des amours "classiques", "normales", "conventionnelles" sont donc sado-masochistes.
Il faut également se méfier de certaines personnes qui, quand on
leur annonce nos sentiments, ne savent plus où ils en sont et
maintiennent à notre égard une relation amicale ambiguë. Il sont dans
deux positions : malaise et flatterie.
D'un côté malaise car elle se sent gênée de ne pas ressentir les mêmes
choses que nous. De l'autre flatterie car c'est bon pour son ego de se
sentir aimé, ça lui donne de l'importance ; ego qui peut encore garder
les cicatrices de la dernière relation qui n'a pas fonctionné, et
inconsciemment l'autre peut être tené de profiter de cet amour qu'on
lui envoie pour réussir avec nous ce qu'il a raté avec le précédent. La
personne aimée peut alors se servir de nous pour obtenir ce qu'elle n'a
plus et ce dont elle manque cruellement depuis la fin de la dernière
relation : câlins, baisers, considération, respect, sexe, etc. Elle va
m'utiliser à ses fins. Kant disait : "ne considère pas autrui comme un moyen mais comme une fin !"
Elle m'utilise comme moyen pour parvenir à ses fins, et cela nul ne
doit l'accepter ! (et il faut faire attention de ne pas tomber dans ce
jeu là car nous, en étant amoureux de l'autre, pourrions profiter de
cette demande et recherche de câlins pour le lui donner, et ainsi
sastisfaire notre désir. Dans ce cas, la relation pourrait être
CATASTROPHIQUE). L'autre aime bien, quand il se sent aimé, jouer avec
les sentiments de cette personne, c'est un peu sadique en soi, mais lui
donne une impression de force, de maîtrise, peut-être en compensation
de la frustration qu'il a à se sentir dominé par l'autre sexe...
Une relation amoureuse est basée sur l'équilibre (entre autre celui entre sadisme et masochisme) entre les personnes : 1+1=2
voilà l'équilibre parfait (ou même 1+1=3 si affinités...!), mais
surtout ne jamais construire si cette harmonie n'est pas respectée car
le faire sur 1.9+0.1=2 vouerait nécessairement la relation à l'échec.
Chacun donne ce qu'il peut, aussi petite soit la chose à donner, il
faut la donner quand même. Et je ne parle pas de richesse matérielle ou
pécunière (ce n'est que de la poudre aux yeux pour l'attrait sexuel),
mais de richesse sentimentale, passionnelle, énergétique, intellectuelle.
Pour moi ce qui est à la base de toute relation amoureuse, c'est le respect, mais avant toute chose : la confiance. La confiance est nécessaire : qui est et qui ne peut pas ne pas être. En disant cela, je m'insurge contre ceux qui pensent que la jalousie est une preuve d'amour. La jalousie est une dérive sadique de l'amour. Le jaloux considère que l'être aimé lui appartient, l'aliénant par voie de conséquence, et la déshumanisant car l'absence de confiance en l'autre lui enlève, selon le jaloux, toute capacité à agir raisonnablement, il le réduit à un objet. Ce qui doit caractériser les relations amoureuses, et entre les personnes, ce sont ces trois adjectifs : liberal (=je laisse des libertés), libertaire (=je veux des libertés), libertin (= ca ne veut pas dire coucher avec tout le monde, tromper son conjoint. Non sûrement pas. Mais simplement etre sans a priori et sans remords, profiter de la vie et de mener des relations intenses.)
Jusqu'à maintenant, et en guise de conclusion (ce qui ne veut pas dire que la partie sur l'amour est terminé, au contraire : un écrit philosophique n'est jamais fini), je n'ai que donné une vision pessimiste de l'amour, mais je tenais à dire que, personnellement, quand j'aime, je le fais avec passion, mais avec ma propre passion, c'est-à-dire sans entrer dans les clichés usés tels que l'amour avec les couchers de soleil, les petits oiseaux, les petites fleurs, etc (non, pour moi tout ceci n'existe pas, c'est juste une manière de réussir à mettre l'autre dans son lit). L'amour et la manière de le démontrer doivent être personnels et propre à chacun. Le meilleur et le plus séduisant, à mon sens bien sûr, est le romantisme du quotidien ; savoir être attentionné, savoir trouver le mot qu'il faut quand il faut, savoir surprendre l'autre à tout moment, utiliser des petites choses de tous les jours, des petits riens, qui sont bannaux et dont on ne fait plus attention pour les transformer en quelque chose de grandiose, de personnel, et d'unique aussi bien pour celui qui donne que pour celui qui reçoit.
Alors aimez-vous et respectez vous !
Extrait de : Alexandre M, Essais Philosophiques.
lundi 23 avril 2007
Présidentielles
Alors, à ce deuxième tour d’aujourd’hui, il n’y a aucun vote utile pour les travailleurs.
Des cadeaux précis pour le premier, uniquement des mots vagues pour les seconds.
Mais le désespoir ne suffit pas à susciter l’espoir.
Beaucoup d’électeurs ont pensé qu’ils devaient faire, au premier tour, un vote qu’ils ont cru utile.
A ceux-là je dis qu’ils se sont trompés.
A bientôt, pour de nouvelles luttes..!
mercredi 7 mars 2007
Dieu d'yeux
J'ai une annonce à faire.
Nietzsche, il y a de ça quelques années déjà, a annoncé dans Ainsi parlait Zarathoustra "Dieu est mort, et c'est nous qui l'avons tué".
Moi, je voudrais annoncer, réveler au monde que... Dieu ne croit plus en moi. C'est lui qui me l'a dit. Je lui fais de la trop mauvaise pub parraît-il.
Voici un superbe dessin improvisé de Clément, que j'ai envie de vous faire partager. La petite histoire de ce dessin est qu'il a été fait sur un tableau blanc dans un foyer de bonnes soeurs. Ce n'est qu'après coup que l'on s'est rendus compte qu'il était à l'encre indélébile...!
Petites explications : "Jérusalem, convertir pour le seigneur" est la traduction de ce que l'on chante et joue au Choeur Interlycées (extrait de la Messe Sainte Cécile de Ch. Gounod)
Aujourd'hui, je me demande comment et pourquoi les religions sont dans les préoccupations des gens. Elles ont fait tant de mal, et en font encore. Elles sont à l'origine des communautarismes, des haines entre peuples, et sont tellement compromises... Grande Question...
mercredi 3 janvier 2007
Le baiser
Que ce soit furtif ou passionné, volé ou donné, tendre ou chaleureux, conventionnel ou torride,
Un baiser réveille l'esprit, réchauffe l'âme et peu importe à qui et où vous le donnez, il va toujours au coeur.
Aimez.

Un sourire
Un sourire est ce que vous avez de plus précieux en vous. Il ne coûte rien à celui qui le donne et vaut tellement pour celui qui le reçoit.
OooOo ...La vie est un film, alors souriez... oOooO

dimanche 29 octobre 2006
Pourquoi écrire ?
Pour moi, la littérature a toujours occupé une place très importante dans notre culture depuis la nuit des temps. C'est le propre de la culture humaine : l'Homme est fait pour lire et écrire. Si l'Homme est tant attiré par la littérature, il doit bien y avoir une raison. On peut donc se demander : mais, pourquoi lire ? pourquoi écrire ? quel est l'intérêt du travail de l'écrivain ?
Si les grands écrivains savants ont eu (et ont toujours) un succès et une place considérable dans les esprits, c'est qu'ils ont su faire comprendre à la population quelle était leur condition et su leur faire comprendre la société dans laquelle ils vivaient.
Les écrivains conduisent les peuples vers de mondes nouveaux et meilleurs, ce sont les livres qui font évoluer la société, les moeurs, les populations. Ce sont eux qui éclairent, avec leur torche, l'avenir. "Peuples ! Ecoutez le poète ! Ecoutez le rêveur sacré ! Lui seul a le front éclairé "(V. Hugo) . Les poètes, et autres écrivains, disposent d'une culture, d'une perspicacité et d'une intelligence qui leur permet de dire qu'il faut changer la société. Malheureusement, certains dirigeants n'ont pas cette "lumière" dans l'esprit...
Le travail de l'écrivain est donc bien indispensable pour l'évolution de la société. Mais en écrivant, un auteur agit également sur lui-même.
En effet, son oeuvre agit sur sa personne. Ecrire est un besoin inéluctable qui nous permet de faire ressortir nos émotions, nos sentiments, notre personnalité. Cela nous aide à affirmer notre existence : pourquoi je vis ? pour écrire ! Donner un sens à sa vie et la comprendre est quelque chose contre lequel on ne peut rien. Il faut écrire pour rechercher la perfection. Aussi bien la perfection de ce que l'on écrit, que la perfection intime. Ecrire, c'est chercher à se comprendre.
Il ne faut pas seulement maîtriser la langue dans laquelle on écrit, il faut avoir soi même lu avant avant de faire lire les autres. Il faut assimiler ce qu'on fait les grands auteurs pour pouvoir comprendre ce qu'est écrire, et pouvoir essayer de faire mieux qu'eux.
Ecrire est la manière de se souvenir de moment enfouits dans notre conscient, et surtout, de ne pas oublier. "Se taire est interdit, parler est impossible". La seule solution pour éviter de garder ce qui nous oppresse le coeur : écrire. Ecrire pour faire revenir sa mémoire, c'est en soi une forme d'écriture inépuisable. Mais faire revenir sa mémoire fait revenir aussi les sentiments et les sensations, comme l'angoisse.
Il faut aller chercher au plus profond de soi même ce que l'on doit mettre sur le papier. Il faut écrire pour se souvenir. Ecrire pour s'échapper. Même si tout n'est pas dit, il faut écrire quand même.
Si le besoin d'écrire nous prend, il ne faut pas aller à l'encontre. Les écrivains le disent : écrire, c'est chercher sa personnalité, ses opinions.
Ecrire peut changer une société, mais aussi une personne, celle qui griffone le papier.
Il faut lire pour apprendre, écrire pour enseigner, mais aussi pour en apprendre sur sa personne et sur sa vie !
Ecrire sans raisons, n'est-ce pas la plus belle raison d'écrire...? (Ph. Geluck)
AleXAmaTh








