samedi 24 novembre 2007
Palabras sueltas
Una flor
Del amor
Con vigor
Sin rencor.
AleXAmaTh.
dimanche 7 octobre 2007
Ca part, commes sable entre les doigts
C'est fou, ce sentiment d'impuissance.
Se sentir rien face à quelque chose qui paraissait accessible, pourtant.
Mais non.
Finalement, on n'est pas capable. Ou non, plutôt pas à la hauteur. Pas assez bien.
Alors, on laisse les choses se passer sous notre nez.
Alors, on serre les poings au fond de la poche.
Alors, on essaie de contenir l'explosion que l'on sent monter.
Alors, on essaie de ne pas faire cas à la gorge qui se serre.
Et on laisse couler une larme.
Ceci parait incompréhensible, mais moi, je me comprends.
mardi 18 septembre 2007
La chambre d'amour.
Une fille et un garçon vivaient dans un village.
Une guerre divisait leurs familles. Leur droit d'exister était nié. Ils s'aimaient.
Ceci, on a l'impression de l'avoir déjà entendu.
Mais eux se laissaient transporter par leur amour. Cet amour, était comme une mort pour eux car ils vivaient cachés.
Morts, mais Princes. La plage était leur royaume. Leur Paradis. Bercés par la mer, lovés dans le sable, le soleil étendait une longue couverture sur leurs corps et leur amour.
Les villageois se mirent à les poursuivre.
Stéphane et Nathalie se cachèrent alors dans la grotte, au pied de la falaise. Et s'y enlassèrent pendant des heure, et pour la première fois, ils fondirent l'un dans l'autre.
C'était intense.
La mer monta et noya les deux jeunes faisant l'amour.
En famille désemparée, tout le monde se rendit sur la plage, et trouvèrent les corps de leurs enfants dansant parmi les vagues, portés par l'écume.
Unis dans le chagrin, tous décidèrent de nommer cette grotte "La Chambre d'Amour."
Qui vient aujourd'hui à la caverne est protégé à jamais par les deux amants forcés à s'aimer pour l'éternité par le grand océan.
AleXAmaTh.
mardi 14 août 2007
Ma première fille s'appellera... Nostalgie
Pourtant, je sais apprécier le présent, même assez pour penser à l'avenir, mais parfois...
... je suis en décalage, comme un être envoyé du passé,
... dans un futur qu'il ne saisit pas
... et pas de Dolorean pour me ramener.
***
Et si les vieux avaient raison ? Et si avant, ... c'était mieux ...?
C'est vrai qu'en ce temps là, il y avait un monde à construire, et il y avait du travail.
Faire l'amour ne donnait pas le SIDA.
Fumer ne donnait pas le cancer. L'alcool non plus. Et c'était même une certaine classe.
Être de gauche avait un sens, on avait encore l'Espoir.
Et le bonheur était dans quelques pièces de monnaie.
Les gens savaient s'engager.
Et il y avaient des Sartre qui, à coups de plume et d'encre, bouleversaient le monde.
Et on savait jouer de la trompette dans les caves.
Il était bon être jeune en ces années là, années folles, de plaisir et d'insouciance.
dimanche 24 juin 2007
Ma liste de choses à faire
Acheter des livres.
Les lires.
L'oublier.Aller à un concert, repeindre ma chambre en vert non, déjà fait.
Voir mes copains.
Câliner mon chat.
Faire du sport.
Me balader dans les champs.
Faire les soldes.
Tomber amoureux.
Me remettre au thé.
Ranger ma chambre.
Ecrire.
Pleurer.
Dire à mes amis que je les aime.
Réécouter tout Indochine.
PS : penser à être heureux.
Algo
crois-Tu que c'est un jeu ?
adorer Un être
fixer son âMe
se dEmander pourquoi.
attendre éternelleMent quelqu'un
comme une lumière dans lA nuit
pour réveiller uNe vie
Qui s'est endolorie
d'une soUffrance injuste,
une privation de sEntiments
et de senSations.
lundi 9 avril 2007
C'est pour elle
Ces choses que je ressens en moi.
Des frissons intenses, de la lumière sensuelle.
Un érotisme de sang et de salive.
Te frôler du bout-des-doigts.
Sentir l'odeur de tes cheveux.
Carresses avec ton soutien-gorge.
Une musique rock.
Des b.a.t.t.e.m.e.n.t.s de c.o.e.u.r.
Amour.
Et ces doigts qui se mélangent.
Je vois la flamme de ton visage.
Mourir de plaisir...
vendredi 23 mars 2007
Nathalie, héroïne du quotidien
Nathalie aime la vie.
Elle aime ces petites choses qui font qu'elle s'égaie un peu. Elle s'émerveille devants ces "petits riens" à elle.
Respirer l'odeur du foin l'été, se préparer un thé, faire des
ricochets, s'allonger dans l'herbe encore humide de la rosée, défaire
les petits pois, se promener pieds nus sur la plage devant un coucher
de soleil, éclater du papier à bulle... et tant d'autres.
C'est ça qu'elle apprécie.
Ces rituels sont anarchiquement réglés.
Le café... ah oui, le café.
Nathalie
rentre du travail, va chercher sa boite en métal de thé chinois dans
son buffet en chêne, juste au-dessus du micro ondes. Sur la face, il y
a un sparadrap où on peut lire en lettres capitales écrites à l'encre
bleue "CAFE EN GRAINS".
Ensuite, elle va chercher son moulin que
lui a donné sa grand-mère. Ah ce vieux moulin... ça lui rappelle son
enfance, quand elle passait ses vacances à la campagne et à l'heure du
"quatre heures", elle moulait le café que mamie avait mis au préalable.
D'un geste doux mais franc, elle empoigne le moulin qu'elle serre entre
ses genoux et tourne la manivelle... elle écoute avec attention le
bruit des grains qui se cassent et qui libèrent alors le parfum. Ce
café, il a l'odeur de ses vacances, de son enfance... ça sent chez
mamie, pense-t-elle. Tout lui revient en vrac dans sa tête. Les balades
dans la forêt, les cerises dans l'arbre, les poules, les nuits passées
dans le grenier réinvesti en cabane, le vieux vélo jaune... tout !
Certains grains sont plus durs que les autres, elle force un peu.
Elle a fini.
Elle met chauffer de l'eau dans sa bouilloire. Elle ouvre le petit
tiroir à la base du moulin et respire l'odeur du café, à la fois fort
et reposant, et elle verse la poudre dans le filtre de sa cafetière. La
bouilloire siffle -- c'est agressant -- l'eau est chaude. Elle fait
couler l'eau dans le filtre, et elle la regarde traverser le café tout
doucement, pour finalement tomber dans le réservoir en porcelaine
jaunie de l'avoir trop utilisée. Elle remplit sa tasse, met deux
morceaux de cassonade. Oui la cassonade, le genre de fragments de sucre
qui donne l'impression d'avoir un caillou au fond de la tasse, mais si
goûteux, si délicieux.
Elle s'assied en tailleur sur son canapé en velours et allume sa boite à rêves...
Voilà, c'est ça qu'elle aime, ces plaisirs, que nous vivons tous et qui nous font ressentir un petit quelque chose, un rien de nostalgie, mais nous fait comprendre que la vie n'est pas ce que l'on croit. Ce n'est pas la société déshumanisante, mais la vie c'est profiter de tout, même de ces instants de bonheurs intenses.
AleXAmaTh
mercredi 3 janvier 2007
A ma petite rêveuse...
Quand on aime une fille comme sa propre fille
Quand on l'aide à grandir
Quand on lui fait découvrir un nouveau monde et lui apprend à le contrôler
Quand on a recueilli ses sanglots et ses larmes ; ses rêves et ses joies
Mais quand on découvre qu'elle est maintenant adulte, qu'elle n'a plus besoin de nous, qu'elle marche dans la vie seule, qu'elle a recontré un autre homme, l'homme qu'elle aime, l'homme qui l'aime, qui la protégera, que maintenant la petite fille est devenue femme, qu'elle quitte les bras de son papa, on se sent inutile, on a le coeur brisé, mais on est heureux, heureux de voir que ce qu'on a fait à porté ses fruits, et qu'elle a grandi, mais qu'elle me tient toujours dans son coeur, et elle dans mon coeur.
Je t'aime ma fille
Merci de me donner un rôle dans ta vie.

samedi 30 décembre 2006
Ecrire les plus beaux maux du monde
Hardi HKamarades !
Préparons nous pour fêter le nouvel an dignement ! Mettons nos plus beaux costumes pour monter sur le 31 !
Cette année s'en va inéxorablement, seconde après seconde ; je regarde le futur : l'année qui vient sera-t-elle meilleure que cette année ? Je n'en sais rien, et je ne préfère pas le savoir. Mais tout ce que l'on peut souhaiter est qu'elle soit différente.
Avant de continuer de se préparer pour le réveillon, je voudrais vous faire partager mon petit dernier, un texte que j'ai écrit il y a peu. Il n'est adressé à personne (ou plutôt à qui voudra le recevoir). Mais l'idée m'est venue de l'écrire après le titre de mon dernier article : Petits Maux. Tout est donc parti de ce jeu de mot facile, et voilà ce que cela a donné.
Du fond de la classe,
Elle m'envoie des petits mots.
Petits papiers de glace
Qui me causent de petits maux.
Elle m'écrit des mots de coeur
Et je m'écrie de maux de tête.
Cette fille qui me conte les désarois
De son coeur qui m'a élu déjà roi.
Et les camarades, en Cupidons improvisés,
Font passer les mots doux et sucrés,
Facteurs d'un amour naissant
Médecins de maux de tête evanescants.
Se laisser séduire par des bouts de papier
Tomber amoureux de lettres rondes
Fondre sur les lignes tracées
Ecrire les plus beaux maux du monde
Envouté par une encre turquoise
Y plonger pour retrouver ma sirène.
Voilà, amusez vous bien, profitez de la vie, et surtout n'oubliez pas, votre vie est comme vous la souhaitez, alors souhaitez la comme vous voudriez la vivre...!
Bonne et heureuse année à tous, mes meilleurs voeux pour 2007 !
Alexandre.









