mercredi 31 octobre 2007

Deuxieme bilan

Il est des lectures comme des auberges espagnoles, on n'y trouve que ce qu'on y apporte.  André Maurois.

Oui. Ma vie est un fouillis. Un joli désordre règne en maître dans ma tête. Il y a de tout et n'importe quoi. Un peu de poésie, écrasée pas des angoisses, une vague déprime, des airs d'Indochine, des amours non satisfaites, un poco de España, un raton-laveur, etc...

Maintenant, je suis en vacances, j'en ai une semaine. C'est tranquille. L'heure pour moi de me retourner, et de voir ce qu'il y a derrière moi (enfin, devant, puisque je me suis retourné...) Qu'est-ce que je vois ? Le mur (joli papier peint, cela dit). Non, métaphoriquement : mon premier mois et demi à la fac.

Difficilement commencé
, je tire finalement un bilan positif de la Fac de Lettres. Contrairement à ce que laissait présager mon optimisme bien connu, j'ai été bien accueilli par les personnes de ma classe (pardon, de ma promo). Finalement, les élèves de prépa ne sont peut-être pas des extraterrestres. A voir.
Les profs. Bon. Comme toujours - ce qui prouve bien qu'ils font partie d'une race d'être humains corrompus - mes profs sont des êtres farfelus, pour mon plus grand bonheur, ce qui ne m'empêche pas d'en regretter quelques uns.

Quelques habitudes reviennent me hanter, histoire de me montrer qu'on ne se défait pas si facilement que ça du passé, ou tout simplement parce que ça me plaît (mais ce n'est pas évident à avouer, ça fait moins poétique à raconter, ça fait trop skyblog, et le fait de le dire, ça le fait... AAAAAHHHH !!!!) : théâtre et choeur interlycée.

Je commence également à user les tables de la B.U., à dessiner des croix d'Indochine sur les tables, à avoir un budget machine à café faramineux, et à errer avec toujours des livres dans ma sacoche, ou à la main. Mieux encore, la classe de la classe : une main dans une poche, un café dans l'autre main, mon long manteau noir, mon sac à dos - ou ma besace - pendu à une épaule, et les yeux un brin rêveurs.

Je pense maintenant être un vrai étudiant de faculté.

Des petites Espagnoles et Italiennes sont venues chambouler mes habitudes souvent poussiéreuses. Je vis à des heures plus méditerranéennes, en passant des journées sans prononcer un mot de français. Du plaisir qui roule les R.

Je pense que l'on va arrêter les hostilités ici.

AleXAmaTh.

Posté par AleXAmaTh à 17:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Deuxieme bilan

Nouveau commentaire